21 décembre 2006
Happy Feet
Titre : Happy Feet
Réalisateur : George Miller
Acteurs : Elijah Wood (Mumble), Brittany Murphy (Gloria), Hugh Jackman (Memphis), Nicole Kidman (Norma Jean), Hugo Weaving (Noa), Robin Williams (Ramon, Lovelace),
Résumé : Dans l'antartique, tous les pingouins naissent avec une chanson. C'est grâce à cette chanson qu'ils arrivent à trouver l'amour. Mumble est né différent. Il ne sait pas chanter mais danse pour exprimer ses sentiments. Saura t'il se faire apprécier malgrès sa différence alors que les poissons se font rare et que la disette menace.
Commentaire : Happy Feet est un joli film de synthèse pour enfants. Graphiquement bien aboutti, on regrettera juste de ne pas toujours bien voir le mouvement des jambes de Mumble lorsqu'il danse rapidement. Par contre les mouvements des personnages font vraiment bien penser au mouvement un peu empoté des manchots.
La Musique du film est de son coté excellente avec de très bonnes reprises de célèbres chansons et des styles musiquaux assez variés pour que chacun y trouve son compte (Elvis cotoie le Rap et le Mambo). Le doublage anglais est très bon avec une brochette d'acteurs impressionant sans trop de décallage. Les acteurs sont vraiment dans la peau de leur personnage et on évite le piège grossier mais malheureusement trop souvent présent des voix de dessins animés qui semblent démotivé ou détaché des évennements.
Le principal défaut du film est le scénario. Le film est un peu lent à démarrer, même si on ne s'ennuis pas grâce aux nombreuses chansons et aux différent gags permettant d'introduire les personnages. De même la conclusion, même si elle est mignonne est un peu trop facile et trop rapide gachant un peu la fin du film. En même temps c'étais relativement prévisible car je ne vois pas comment Mumble allais pouvoir sauver les pingouins par la danse.
Le film reste un très bon film pour les enfants qui ne remarquerons probablement pas les failles du scénario. Les messages du film bien que classiques (la tolérance, la protection de l'environnement) sont bien traiter et devrait toucher aussi bien les plus jeunes que les plus vieux. On peux aussi y ajouter une approche intéressante du choc culturel dans la perception que se font les animaux des humains mais qui là par contre risquera de passer innaperçu des plus jeunes.
En tout cas il s'agit d'un film que je vous conseille d'aller voir, surtout si vous avez des plus jeunes à accompagner. Mais qui ne marquera peut être pas non plus l'histoire du cinéma d'animation.
On regrettera juste la confusion très classique entre pingouins et manchots (en effet si Lovelace a bien les attributs d'un pingouin, Mumble et toute sa famille sont incontestablement des manchots).
Note : 3/5
15 décembre 2006
The Perfume - The story of a murder (Le Parfum - Histoire d'un meurtrier)
Titre : The Perfume - The story of a murder (Le Parfum - Histoire d'un meurtrier)
Réalisateur : Tom Tykwer
Acteurs : Ben Wishaw (Jean Baptiste Grenouille), Dustin Hoffmann (Giuseppe Baldini), John Hurt (Narrateur)
Résumé : Jean Baptiste Grenouille est un homme extraordinaire, née sans aucune odeurs corporelles, il est au contraire douée d'un sens de l'odorat surdéveloppé. Celui-ci va lui permettre de devenir le meilleur parfumeur de tous les temps. Cependant sa recherche du parfum absolu va le pousser à tuer des jeunes femmes pour capturer leurs essences.
Commentaire : Attention, je n'ai pas su faire le commentaire de ce film sans révéler une grande partie de l'histoire. Si vous n'avez vu ni le film ni le livre ce commentaire risque de vous gâcher une partie de la surprise.
Si le roman de Süskind est probablement excellent (je doit admettre à mon grand regret ne pas encore l'avoir lu),ce film manque malheureusement un peu de dynamique. En effet le jeu d'acteur est fort correct, la réalisation très bonne, malheureusement le thème choisit était peut être un peu trop dur. En effet l'histoire de Jean Baptiste Grenouille, aussi intéressante qu'elle puisse être n'est pas tout à fait adapter au format cinématographique. Ou tout du moins c'est l'impression que j'ai eu en ressortant du film.
L'histoire, très poétique et sous-tendue de réflexion philosophique sur le pouvoir des sens est très lente et avec peu de rebondissement. De plus l'histoire est divisé en deux partie : L'aprentissage de Grenouille à Paris (Venise dans le roman m'a t'on dit) puis sa recherche du parfum ultime à Grasse. La première partie, importante pour montrer l'apprentissage et le caractère de Jean Baptiste Grenouille est plutôt bien rendu avec une prestation de Dustin Hoffmann intéressante même si il n'est pas dans ce rôle au plus haut de son talent.
Cependant la deuxième partie devient très vite décevante. Les meurtres s'enchaîne avec une rapidité et une facilité déconcertante sans réelle explication de ce qui obsède Jean Baptiste Grenouille. Tout cela pour terminer sur la scène de sa condamnation et l'orgie, symbolique du pouvoir de son parfum trop longue, et malheureusement pas assez percutante pour stimuler l'imagination comme le peux un livre bien écris.
Au final il en ressort un film bien fait mais qui s'est attaqué à une oeuvre trop difficile à adapter. Le résultat est relativement médiocre car rapidement ennuyant et peu captivant. De plus, les personnes ayant lu le livre m'ont expliqué qu'une grande partie de l'histoire pourtant importante avait été retiré du film ce qui diminue encore l'intêret du film face au livre. Si j'ai un conseil, lisez plutot le livre. Il semble beaucoup plus intéressant et plus adapté à décrire l'ivresse des sens. Il ne me reste plus qu'a suivre ce bon conseil.
Note : 2/5
14 décembre 2006
Children of Men (Les Fils de l'Homme)
Titre : Children of Men (Les Fils de l'Homme)
Réalisateur : Alfonso Cuaron
Acteurs : Clive Owen (Theodore Faron), Julian Moore (Julian Taylor), Michael Caine (Jasper Palmer), Chiwetel Ejiofor (Luke), Claire-Hope Ashitey (Kee)
Résumé : En l'année 2027, la race humaine est vouée à l'extinction. Aucun enfant n'est né en près de 18 ans. Theodore Faron un ancien activiste est contacté par une amie pour qu'il les aide à transporter en secret une immigré clandestine enceinte. Celle ci doit absolument rejoindre des scientifiques qui ont monter un projet international pour sauver l'espèce humaine. Cependant tous aimeraient mettre la main sur le dernier enfant de l'éspèce humaine. Et pas seulement pour le bien de l'humanité.
Commentaire : Ce film par d'une reflexion intéressante. Que deviendrait l'espèce humaine si elle se savait condamner à court terme. Malheureusement comme bien souvent lors d'une grosse production hollywoodienne, ce film est plus une longue course poursuite pour éviter que l'enfant ne tombent en de mauvaise mains, qu'une réelle réflexion sur la nature humaine.
On se retrouve projeter dans un monde apocalyptique et malheureusement aucune explication ne permet de savoir pourquoi on en est arrivé là. Ainsi on sait que la plus part des pays ont sombré dans le chaos à l'exception de l'Angleterre, mais rien n'explique le pourquoi de ce chaos.
De même l'Angleterre pratique une politique extrêmement violente de répression de l'immigration clandestine. L'héroine étant immigré clandestin, le héros fait son possible pour éviter que l'enfant ne tombe entre les mains du gouvernement. En effet, selon l'auteur, le gouvernement aracherait l'enfant aux mains de sa mère pour le confier à une autre plutot que d'avouer qu'une immigré pouvait donner naissance au dernier espoire de l'humanité.
Cependant si effectivement les femmes ne peuvent plus enfanté dans ce monde, le véritable miracle n'est pas l'enfants, mais la mère qui a pu enfanté malgré tout. Hors ce film passe complétement à coté de ce point de vue. Seul l'enfant compte. Aucune vrai réflexion, aucune explication ne vient en soutient du scénario.
Au final on se retrouve avecune grosse machin Holywoodienne avec beaucoup d'action mais ou malheureusement l'histoire laisse sur sa faim. Un bon film d'action mais à voir sans réfléchir au risque de voir plus de faille et de trou dans le scénario qu'autre chose.
Note : 3/5
El Laberinto del Fauno (Le Labyrinthe de Pan)
Titre : El Laberinto del Fauno (Le Labyrinthe de Pan)
Réalisateur : Guillermo Del toro
Acteurs : Ivana Baquero (Ofelia), Sergi Lopez (Capitan Vidal), Maribel Verdu (Mercedes), Ariadna Gil (Carmen), Doug Jones (El Fauno), Alex Angulo (Dr Ferreiro)
Résumé : En pleine Espagne Franquiste, la petite Ofelia est amené par sa mère rejoindre son beau père le Capitan Vidal au milieu d'un massif forestier dans un avant poste luttant contre la résistance. Au milieu de la forêt, la petite Ofelia rencontre un faune qui lui explique qu'elle est la fille d'Obéron, roi du monde féerique et qu'elle doit passer trois épreuve pour pouvoir à nouveau rejoindre son père et régner sur le peuple fée.
Commentaire : Vendu comme un film fantastique, comme un conte poétique, ce film est en fait beaucoup plus une histoire de la guerre d'Espagne et du Franquisme.
Ce film peut être vu à plusieurs niveau. Soit comme un fable sombre et poétique racontant l'histoire de la princesse du monde féerique perdu au milieu du monde des humains en pleine guerre d'Espagne. Ou comme un conte triste sur le pouvoir de l'imaginaire et sur la perception de la guerre par une enfant jeune.
Tout le long du film, le doute est maintenu sur la réalité ou non du monde féerique. Est-il réel ou est ce un fantasme inventé par une petite fille pour fuire la dure réalité de la guerre.
Le montage somptueux et les effets spéciaux bien léché font de ce film une fable pour adulte qui nous pousse à réfléchir tant sur la guerre, le devoir que sur le pouvoir de l'imaginaire et la perception des enfants.
Le talent de Sergi Lopez dans le rôle du Capitant eclipse presque la petite Ophelia en créant un personnage enfermé par son devoir et sa moralité qui ne se rend pas compte qu'il devient petit à petit un monstre plus dangereux que le Faune en faisant passer son devoir avant son rôle d'être humain.
Ce film somptueux est à voir absolument. Mais il ne faut pas s'attendre à voir un jolie film fantastique, une fable pour enfant. Plus proche des films de Costa Gavras que d'un Seigneur des anneaux, ce film est une véritable reflexion sur la guerre d'Espagne, une fable sur l'imagination et surtout une véritable machine à reflexion. On ne peut pas sortir indemne de ce genre de films.
Note : 5/5
Ne le dis à personne
Titre : Ne le dis à personne
Réalisateur : Guillaume Canet
Acteurs : François Cluzet (Alexandre Beck), Marie José Crose (Margot Beck), André Dussolier (Jacques Laurentin), Kristin Scott Thomas (Hélène Perkins), Nathalie Baye (Elysabeth Feldman), Jean Rochefort (Gilbert Neuville)
Résumé : Alexandre Beck est un homme brisé par le meurtre sauvage de sa femme Margot 8 ans auparavant. Quelques jours avant l'anniversaire de la mort de sa femme, Alexandre reçoit un message anonyme l'amenant vers les images d'une web-cam montrant sa femme lui faisant un signe. Alexandre persuadé que sa femme est encore en vie se décide à faire toute la lumière sur cette affaire. Le voila alors embarqué dans une affaire qui tourne rapidement à la conspiration...
Critique : Le scénario de ce film est très intéressant et cela aurait pu être un très bon film policier. Si seulement Guillaume Canet n'avais pas céder aux mauvais coté du cinéma français. Le montage et la réalisation se voulant artistique et technique devient assez rapidement lourd et pompeux, cassant le rythme d'un film avec un scénario des plus intéressant.
Rapidement on s'ennuie devant des scènes de poursuite longue et sans rebondissement ou devant des travelling lent comme celui pour révéler le personnage de Margot, commençant doucement par les pieds, pour mettre plus de 2 minutes pour arriver à la tête. Heureusement le jeu d'acteur et la qualité du scénario rattrape le montage lourd du film.
Au final on sort de ce film déçu car on aurais pu voir un très bon film et au final on a juste un film correct. Ce film plairat probablement plus aux amateurs du cinéma français. Personnelement je trouve que ce film est assez symptomatique des productions française de ces derniers années avec des films de qualité gaché par une réalisation lourde et pompeuse se voulant héritière des talentueux réalisateurs qui ont fait le succès du cinéma français il y'a 50 ans.
Note : 3/5
Azur et Asmar
Titre : Azur et Asmar
Réalisateur : Michel Ocelot
Acteurs : Cyril Mourali (Azur), Karim M'Riba (Asmar), Hiam Abbasse (Jenane), Patrick Timsit (Crapoux),
Résumé : Azur, fils d'un prince européen et Asmar, fils de la nourisse sarassine de Azur ont été élevé ensemble, bercé par l'histoire de la princesse des Djinns. Cependant, choqué par l'amitié qui lie Azur et Asmar, le père d'Azur décide d'envoyé Azur en pension et de renvoyé sa nourisse. Une fois adulte, Azur décide de traverser les mère pour découvrire le pays de sa nourrice et délivré la princesse des Djinns. Là bas il va retrouver Asmar, bien décidé lui aussi à sauver la princesse des Djinns.
Critique : Toujours aussi joli graphiquement, Azur et Asmar est le nouveau film de Michel Ocelot. Les décors sont somptueux et extrémement travailler, la fable jolie.
Le problème c'est qu'être jolie ne suffit pas à faire un bon film. L'histoire qui se veux être une quête initiatique est trop écourté au profit de la découverte du pays. Cette découverte du pays aurait pu être l'occasion de faire une critique du racisme et de l'intolérance comme le voulait justement Michel Ocelot. Cependant elle en fait plus l'occasion d'alligner des décors somptueux, tant les idées et les histoires qui s'enchaînent sont des clichés trop souvent ressasser.
L'aventure en elle-même se réduit à la dérnière demi-heure et ne suffit pas à donner son souffle à une histoire trop faible. Les héros sont trop prévisible et l'aventure trop évidente pour réellement arrivé à entrainer dans un rêve comme aurait du le faire une fable.
Michel Ocelot avait déjà priviligié le dessin sur le scénario dans Kirikou, mais l'originalité et la poésie de l'oeuvre en faisait un chef d'oeuvre. Cependant Azur et Asmar n'a pas cet originalité, le conte étant relativement classique et la critique de l'intolérance trop facile. Il reste la beauté du dessin et la poésie qui malheureusement n'arrivent pas à donner suffisament d'amplitude pour faire d'Azur et Asmar un bon film d'animation.
Azur et Asmar reste cependant un beau conte pour les enfants qui ne chercherons pas plus loin que l'histoire d'aventure et la beauté des images (quoi que certains des plus difficiles risques tout de même de s'ennuyer).
Note : 2/5
Le trailer sur le site officiel
지구를 지켜라! (Jigureul jikyeora!) (Save the Green Planet!)
Titre : 지구를 지켜라! (Jigureul jikyeora!) (Save the Green Planet!)
Réalisateur : Joon-Hwan Jang
Acteurs : Ha-Kyun Shin (Byeong-Gu Lee), Yun-Shik Baek (Man-Shik Kang), Jeong-Min Hwang (Su-Ni), Jae-Yong Lee (Inspecteur Choo), Ju-Hyeon Lee (Inspecteur Kim)
Résumé : Byeong-Gu Lee est persuadé que les extra-terrestre vont envahir la terre. Avec l'aide de Su-Ni il enlève donc Kang Man-Shik, le président d'une grande entreprise, persuadé que celui-ci est l'ambassadeur des extra-terrestre, sur terre pour organiser un débarquement imminent.
Critique : Je conseille ce film à tout amateur du cinéma asiatique. Avec un scénario fortement déjanté, Jang Joon-Hwan arrive à faire un film à la foi drôle et sérieux. Le personnage de Byeong-Gu bien que complétement fou arrive à nous emmener dans son délire paranoiaque au point qu'on ne sait plus à la fin du film si il y'a effectivement une invasion extra-terrestre en cours ou si au contraire, Byeong-Gu est complétement fou.
Très bien monté, avec des effets spéciaux surprenants lorsque Byeong-Gu explique ses théories, le film nous entraine dans un délire ou réalité sociales se mélange avec l'imagination la plus débordante. Les personnages sont tous attachants, que ce soit Byeong-Gu et sa façon de fuire la réalité, Kang Man-Shik qui essaye désespérement de fuir et d'essayer de raisonner son ravisseur ou Su-Ni, timide et naive suivant Byeong-Gu plus par amour que convaincu par ses arguments.
Une très jolie fable sur la nature de l'être humain. A ajouter à sa DVD-thèque pour une soirée délirante et surprenante.
Note : 4/5
Le trailer sur rotten tomatoes
Shortbus
Titre : Shortbus
Réalisateur : John Cameron Mitchell
Acteurs : Sook-Yin Lee (Sofia), Paul Dawson (James), PJ De boy (Jamie), Lindsay Beamish (Severin)
Résumé : Les tranches de vie croisée de 3 personnes en recherche d'amour réuni par un lieu : Le shortbus, une boite nuit branchée de New York
Critique : Ce film cherche à faire une chronique de la sexualité à New York est exceptionnnellement bien réussi. L'approche de cette sexualité par le biais de 3 personnages complétement différent permet de traiter le sujet en restant très large dans l'approche d'un thème sur lequel chacun à sa morale, ses tabous et ses envies.
Sofia, une sexologue qui n'arrive pas à connaitre l'orgasme malgrès un mariage heureux. Severin, une prostitué en marge de la société qui n'arrive pas à avoir d'histoire normale et sérieuse et James, un jeune artiste homosexuel en perte de repères se croisent, aprennent à se découvrire pour chacun à leur manière changer la vie de l'autre.
Au final les personnages sont avant tout perdu, enfermé dans leur sexualité et en manque d'affection. Ce film est extrémement touchant. J'ai eu la chance d'aller le voir avec des personnes ayant eu des expériences relativement différentes dans le domaine de la sexualité et chacun à pu trouver ce qu'il lui fallait dans ce film. Sans jamais sombrer dans le "porno", le film arrive à traiter, sans taboo et avec une très grande sensibilité d'un sujet pourtant très difficile à aborder. Les personnages sont attachants et le jeu d'acteur exceptionnel.
Au final, chacun arrive à se retrouver dans ce film tout en découvrant ou appréciant les autres formes de sexualité. C'est un film extrémement fin et intélligent que je conseille à toute personne suffisament ouverte d'esprit pour ne pas être arréter par le thème du film.
Note : 5/5
Les trailers sur themoviebox.com
Saw III
Titre : Saw III
Réalisateur : Darren Lynn Bousman
Acteurs : Tobin Bell (Jigsaw), Shawnee Smith (Amanda), Angus Macfayden (Jeff), Bahar Soomekh (Lynn Denlon),
Résumé : Le tueur au puzzle, Jigsaw, est de retour. Au frontière de la mort, pour sa dernière oeuvre, il a enlevé deux personnes. Le docteur Lynn Denlon, un célèbre médecin qui délaisse sa famille au profit de son travail. Et Jeff, un homme qui ne vit que pour la vengeance depuis que son fils a été tué par un chauffard et que celui-ci a pu s'en sortir avec une peine minimum lors de son procès.
Critique : Probablement le meilleur des trois opus de la série des Saw, ce film reprend les éléments qui ont fait le succès des deux précédents. Les épreuves auquelles sont confrontés les personnages sont toujours aussi démentes et cruelles, et les images auquelles assiste le spectateur sont encore plus difficile à supporter que les précédents. Non pas que l'auteur sombre dans une surenchère de "gore" mais bien par la violence et la cruauté des épreuves.
Ce qui fait cependant la qualité de cet opus, c'est le jeu d'acteur et la personnalité des personnages. En effet alors que dans les précédents opus les personnages bien que confrontés à des situations horribles arrivaient à garder leurs sang froid, dans le troisième, le personnage de Jeff est bien plus humains que les autres victimes de Jigsaw. Cédant tour à tour à la peur, la cruauté, la soif de vengeance et le désespoire. Il apporte un coté à la fois plus réaliste et plus horrible à l'histoire.
De plus ce troisième opus ne se contente pas de présenter le tueur et ses victimes dans un jeu macabre comme les précédents, mais il rajoute une profondeur psychologique en introduisant le thème de la vengeance et du pardon dans les engrenage du piège de Jigsaw. Le personnage de Jigsaw est enfin réellement exploité, sa personnalité ainsi que celle d'Amanda étant réellement approfondies.
On obtient donc un film qui réussi à reprendre les clefs du succès des deux précédents tout en introduisant en amplifiant l'horreur des épreuve. Mais qui arrive en plus à faire réfléchir le spectateur sur les mécaniques de la vengeance, de l'instinct de survie et du pardon. Tout cela entremélé dans un scénario aussi tordu et cruel que Jigsaw.
Il y'a cependant un petit défaut dans ce film. Comme dans toutes les suites, les mécaniques des "Saw" ont déjà été exploité dans les deux précédents. Et je doit dire que le scénario, bien que tordu ne m'a pas surpris. Au contraire, j'avais deviné nombre des points clés du scénario avant leur exposition. Mais il faut quand même admettre que si moi j'ai eu l'intuition correct, les deux personnes qui m'avaient accompagné n'ont quand a eux pas eu cette impression.
Un film très intéressant. A absolument aller voir si vous avez aimé les premiers. Ames sensibles s'abstenir.
Note : 4/5
괴물 (Gwoemul) (The Host)
Titre : 괴물 (Gwoemul) (The Host)
Réalisateur : Joon-Ho Bong
Acteurs : Kang-Ho Song (Kang-Du Park), Hie-Bong Byeon (Hie-Bong Park), Hae-Il Park (Nam-Il Park), Du-Na Bae (Nam-Ju Park), Ah-Sung Ko (Hyun-Seo Park)
Résumé : Suite au déversement de Formaldehyde dans la Han rivière, un monstre mutant est apparue sur les rives de Seoul et attaque les passants.
Lors de la première attaque, le monstre emporte la jeune Hyun-Seo dans sa bouche. Celle-ci encore en vie, mais coincé dans un puit des égouts arrive à joindre son père par téléphone. Cependant, la paranoia ambiante isole la famille de Hyun-Seo que personne ne veut croire. Il ne leurs restent plus qu'à aller affronter le monstre seuls.
Critique : Ce film est un véritable chef d'oeuvre comme on en voit peu. On s'attend à aller voire un film de monstre en voyant l'affiche et la bande annonce. Cependant, Joon-Ho Bong a réussi à faire un mélange des genres, introduisant dans son oeuvre humour, critique de la société et de la politique, action et frisson.
En effet, la famille Park, est un assemblage de personnalité héteroclite et patéthique. Chaque membre de la famille est à la fois complétement humain et pathétique et leurs tentative désespéré et maladroite pour sauver Hyun-Seo fait tour à tour rire, pleurer ou frissoner.
Les effets spéciaux quand à eux sont de très bonne facture. Fait par le studio "John Cox's creature Workshop". Et même si les incrustations sont parfois un peu trop visibles, ils permettent de donner une crédibilité au monstre, évitant ainsi l'écueuil qui menace les films de monstres.
Au final on obtient un film beaucoup plus profond que ce à quoi on pourrait s'attendre. A la fois critique et présentation de la société coréenne, il permet pour nous autres spectateurs occidentaux de découvrire une société qu'on connait encore trop peu. Ce film aborde avec beaucoup de finesse des sujets grave de la société Coréenne : Les enfants qui doivent voler de la nourriture pour survivre, L'impossibilité de la Corée de faire valoir sa propre justice sur son sol face aux pression des Etats Unis et des instances internationales, la crise économique etc...
Ce film est vraiment un film à voir. Cependant il ne faut pas s'attendre à voir un "simple film de monstre". Ce film est pour moi un des meilleurs films que j'ai pu voir sur ces dernières années.
Note : 5/5